vendredi 15 mars 2013

TOUJOURS ??? AMOUR !

Dédié à "qui de droit" : pour la 37ème fois, 
un petit "toujours" à taille humaine


J'ai eu, l'autre matin, une de ces révélations tardives qui m'assaillent de temps à autre, impression tout à coup d'avoir trouvé une clé me permettant subitement de tout comprendre. Comprendre quoi, va savoir ?... le monde, la vie, les états d'âme, la complexité des choses... Mais non, je ne suis pas en crise existentielle, je sais les résoudre celles-là : un bon rangement, et oups, il n'y parait plus.
J'ai tout d'un coup réalisé, en entendant une chanson de Johnny*, [ce presque septuagénaire dont on nous annonce régulièrement les malheurs de santé et qui s'arrache les tripes dans nos postes de radio  (et autres moyens de communication, la télé je sais que ça existe, tout de même !!)depuis maintenant presque 50 ans, continuant après de multiples adieux à brûler "les planches" ], que le mot "toujours" avait une connotation éminemment variable. Je veux dire qu'il ne pèse pas le même poids à 20 ans et à 60. 


A 20 ans, "toujours", qui rime parfois avec "amour"**, a une densité qui nous étourdit. "Toujours" existe, comme si l'infini , tout d'un coup, nous était donné. On conçoit sans problème la notion théorique qui est supposée se cacher derrière ce vocable qui fait rêver, s'évader, fantasmer : en un mot, on y croit. On est à la tête d'un espoir sans faille, d'une perception de l'avenir inaltérablement incalculable, on peut tout, on veut tout, on est triomphant sans le savoir. Même si, et c'est normal, quelques doutes nous effleurent ici ou là, même si des appréhensions nous saisissent à l'évocation de cette éternité permise, on a la conviction chevillée au corps : l'avenir nous appartient. Et avec lui, l'infini des possibles. C'est vertigineux, c'est grisant, c'est l'ardeur de la jeunesse qui nous transforme en fusées, aptes à transcender le quotidien. On se sent capable de franchir tous les obstacles, de terrasser tous les démons, de gagner tous les combats.


Et puis, les années passant, "toujours" se transforme en une course éperdue après le temps. On se heurte au paradoxe effroyable du temps dont l'unité de mesure reste, inéluctablement, la journée. Alors que notre vie s'allonge, que nous n'avons jamais vécu aussi longtemps, nos journées ont toujours 24h et leur durée immuable scande notre vie avec une régularité angoissante de métronome. Quelques soient les progrès technologiques, aucun gisement d'heure n'a été découvert alors que nous continuons à nous comporter comme si le temps était flexible et à entasser des tâches qui nous paraissent, à ce stade de la vie, nécessaires, primordiales, voire vitales. On se surpasse, on accumule stress, frustrations, travaux ratés, manque d'air, d'espace, réflexion négligée, on court, on court après les heures, et les jours, et la vie. Qui en profite, la maligne, pour s'écouler tout doucettement, en nous laissant parfois un goût de fatigue et de cendre.


Et puis, un beau matin, on se réveille en se disant que "toujours" n'est plus notre avenir, on ressent tout d'un coup que les coutures sont devenues trop étroites et que le temps qui nous reste à vivre s'est rétréci comme peau de chagrin. A quel moment cela se passe-t-il ? Je n'en sais trop rien, un jour on avait l'avenir entier pour soi, et le lendemain, allez savoir pourquoi, on réalise que cet avenir est limité. Un nombre d'années que, quoiqu'on fasse, on peut décompter.



Oui, je sais, à 20 ans, en tablant sur une espérance de vie moyenne de 85 ans, il ne vous reste "que" 65 années à vivre. C'est précis, ça se calcule, c'est clair. Mais cela vous semble "toujours". A 40, on passe à 45 années de sursis, c'est un peu plus palpable, mais là encore, cela ne nous impressionne guère, "toujours" est encore dans nos rêves. Même à 50, cela reste "énorme". Puis soudain, un jour, il vous semble devenu dérisoire ce "restant" sur lequel on table pour construire projets et désirs, découvertes et départs, ambitions et desseins. Cela se dresse devant notre nez comme un couperet. "Toujours" n'existe plus, il est devenu insidieusement "si Dieu me prête vie", "tant que j'ai la santé", "il est temps d'en profiter", toutes ces réflexions barbares et qu'on garde pour soi par pudeur, mais qui vous viennent au bord des lèvres et au creux de l'âme... C'est une vie qui déboule, s'affole et ne s'arrête jamais, comme pour mieux nous précipiter dans le mur de la vieillesse, des incapacités, voire de la mort. Et ça nous fiche froid dans le dos de pouvoir aussi facilement mesurer notre finitude. Car bien qu'on fasse de plus en plus de choses, le temps nous fuit de plus en plus. C'est comme les soldes : malgré l'économie apparente, on dépense plus, on dépense trop !


Et "toujours" n'est plus une notion qui puisse nous faire rêver : notre infini se pare des peurs du vieillissement, des angoisses de la solitude et de l'appréhension d'une suite dont on sait qu'elle sera moins belle. Comment se construire des "toujours" quand la peur pointe son nez ?? On essaie de dédramatiser, on pavane un peu, on fait de la provoc, mais, au creux des tripes on a vraiment la trouille. Voilà qui gâche nos envolées romantiques d'infini et d'éternité. 


On se retrouve "grosjean comme devant", et on se dit "au temps pour moi, je n'avais pas tout compris !!". Et comme le veut l'expression d'origine militaire, on admet son erreur, on est prêt à faire amende honorable, et à repartir d'un bon pied, sur le bon temps ! Mais alors, on s'aperçoit avec stupéfaction que notre avenir se conjugue maintenant au mieux en "demain", "l'année prochaine", "dans quelques temps", mais n'admet plus d'invention éphémère, d'avenirs illimités. D'immortel, on s'est transformé en passager ; de triomphant, on est devenu fragile. Et il va falloir s'arranger avec cette amputation de notre champ lexical : un mot a disparu et ceux qui le remplacent n'ont pas ces relents radieux qui nous propulsaient vers l'avenir, la fleur au fusil et l'inconscience en bandoulière. 


Dépouillé de ce trésor insensé dont on n'a pas mesuré la valeur quand on avait l'usage du mot "toujours", on cherche un remplaçant et l'on ne trouve guère que "si Dieu nous prête vie". C'est alors qu'on se souvient opportunément du mot qui lui faisait pendant, celui avec lequel il flirtait en riant... "Amour"... et on comprend enfin que ce dernier est la dernière valeur sûre en ces jours incertains. "Amour" à conjuguer à tous les temps, à toutes les saisons, "Amour" à réapprendre et à réinventer, "Amour" à dispenser et à recevoir comme la seule vraie reconnaissance de notre avenir, de nos rêves et de nos espoirs blessés. Un amour plus modeste, teinté d'humilité et de faiblesses avouées, un amour sans impatience et sans exigence, capable de recevoir avant que de donner, capable de se taire avant que d'expliquer. Bref, on a tout à redécouvrir, surtout l'art de la lenteur et de la patience.


* Incapable de retrouver la chanson en question, je suis trop mauvaise en variétés !!! J'écoutais la seule radio captable sur mon autoradio, pas vraiment "Culture" ni "Musique", et suis bien incapable de vous dire de quoi elle parlait. Juste une phrase saisie au hasard qui m'a plongée dans une profonde perplexité.
** en français seulement !! car "amore" "sempre" cela ne fait pas la paire !!! est-ce à dire que nous avons, avec cette rime traditionnelle, une approche très "franco-française" du temps ??? ou que l'amour, dans notre bel hexagone, a une saveur différente ? Va savoir...

38 commentaires:

  1. Une chronique tendre-amère sur le temps qui passe et ne reviendra pas ! mais pas de désespérance. L’éternité, c’est si long...

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    1. Bonjour Théo !! c'est vous que nous avions rencontré à Rome ?? et que nous reverrons peut-être à Bordeaux en mai ? en tout cas, vous avez porté le jugement juste sur ce billet, pas d'aigreur mais une certaine nostalgie ! et votre conclusion est parfaite ! Merci de cette lecture juste.

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  2. "un jour on avait l'avenir entier pour soi, et le lendemain, allez savoir pourquoi, on réalise que cet avenir est limité" écris-tu. Sois sûre que je partage tout à fait ce constat. Après avoir perdu mon papa il y a exactement un mois et signé hier ma demande de mise en retraite pour novembre prochain, tu imagines les échos que ta chronique éveille en moi...Mais si le temps de notre vie n'est pas extensible, amour peut effectivement rimer avec toujours. On peut aimer et être aimé jusqu'au bout du chemin Ce n'est pas si mal!

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    1. Cela fait, en effet Marie-Paule, deux caps difficiles à franchir : le décès de ton papa est une étape toujours douloureuse, et le départ en retraite, même si on se réjouit d'avoir enfin "du temps à soi" reste un changement de vie qu'il faut franchir du mieux possible. Quant à l'amour, c'est en effet une valeur sûre quoique délicate à gérer !!

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  3. Des "échos que ta chronique éveille en moi" pour moi aussi, comme pour Marie-Paule, mais bien plus encore que ça puisque dans ce que tu dis je me reflète à 100% comme dans un miroir. Quand tu écris que "...le temps qui nous reste à vivre s'est rétréci comme peau de chagrin ... On essaie de dédramatiser ... mais, au creux des tripes on a vraiment la trouille ... D'immortel, on s'est transformé en passager ; de triomphant, on est devenu fragile ... Et ça nous fiche froid dans le dos de pouvoir aussi facilement mesurer notre finitude ..." c'est comme si tu rapportais tel quel ce qu'il y a dans mon esprit et qu'est de plus en plus mon etat d'ame, au fur et à mesure que le temps passe, ce sacré et damné de temps qui non, n'est plus éternel du tout, et depuis quelques années déjà pour moi qui suis un peu plus vieille que toi.
    ça va, pour moi, avec un sentiment banal et insupportable au meme temps, c'est à dire que tout va trop vite, et ça en dépit du fait que je mène une vie absolument lente et tranquille (marrant, non..?) : le week-end venait de commencer, et c'est déjà de nouveau presque lundi ; mais qu'il est court l'hiver... il vient de commencer, et c'est déjà de nouveau presque le printemps (ou à l'inverse : mais qu'il était court cet été, comme est-ce que ça sent déjà de nouveau l'automne..!?).
    Au contraire que dans ma jeunesse, piaffante d'un éternel "non vedo l'ora !!", je voudrais maintenant tout ralentir, tout dilater, alors que tout est trop court et le devient davantage, tout simplement car c'est ma vie qui devient de plus en plus courte, je le perçois de façon chaque jour plus nette et, hélas, sans équivoque possible.
    Passons aux chansons ;-) ?
    Tu as raison, votre "amour - toujours" est probablement unique et inimitable. En le faisant résonner dans ma langue voilà cette "Un amore per sempre" qui ressort de l'oubli... Sergio Endrigo son auteur, quelqu'un de réservé mais très intéressant à mon avis, pour sa très belle musique aussi bien que sa poésie, assez simple mais pas escomptée du tout. Bon écoute :

    http://www.youtube.com/watch?v=aFgYZFkjRjI

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    1. C'est étrange en effet Siu, ce renversement des impressions : plus on vieillit plus le temps qui nous est imparti est ressenti comme bref, voire furieusement fuyant !! Les souvenirs de jeunesse nous rapporte un temps dilaté, des semaines qui n'avaient jamais de fin, des années qui étaient des siècles. Non content de se raccourcir pour de vrai, le temps qui nous reste se révèle plus court relativement...
      Quant à Sergio Endrigo que tu me fais découvrir, en effet il doit trouver la rime ailleurs, mais ses mots sont pleins de charme. J'ai tenté "amour toujours" dans reverso, pour obtenir "amor siempre, love always, ame sempre, liebe immer, 常に愛してください, Любовь всегда, אהוב תמיד ou الحب دائما !! autant te dire que je n'en ai pas eu pour mon comptant de romantisme !!!!

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  4. L'arc-en-ciel à l'horizon de votre deuxième photo nous montre que la barque de la vie (il semble que cette barque puisse d'ailleurs ressembler à un yacht luxueux si l'on sait, comme vous, la mener avec amour) peut traverser des paysages splendides qui seraient ceux des bonheurs partagés. Oui, le temps passe plus vite, donc tout devient un événement, tout devient précieux. Nous avons moins de choix? Peut-être, mais nous avons de meilleurs choix et nous sommes capables de discernement. N'y a-t-il pas là quelque chose à fêter?

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    1. Tout à fait d'accord pour dire avec vous, Anne, qu'on sait mieux choisir, trier, discerner !! Et que l'âge se révèle cacher, à l'usage, des qualités qui sont, en effet, précieuses et qui rééquilibre le rapport au temps ...

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    2. PS à propos de l'arc en ciel dont vous parlez, et de la "barque" qui y figure : je sais que vous parlez de façon métaphorique, mais je tenais à préciser que celle qui figure sous ledit arc-en-ciel n'est pas ma tasse de thé, c'est un paquebot de croisières de "luxe", pour papis et mamies en vadrouille !! ce sera peut-être l'étape suivante, mais cela ne me fait pas encore rêver, la photo n'était là que pour l'arc-en-ciel, ouf !!!!

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  5. Tu fais du Nathalie Sarraute sans le savoir (ou peut-être en le sachant)!

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    1. Est-ce GF, de ta part, un reproche ou un compliment ?? car je sais tes "positions" en matière de littérature, très "arrêtées" et j'espère de tout coeur que tu ne me dis pas cela avec une once d'amertume !!

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    2. Voyons, c'est un compliment, comment peux-tu en douter! Si j'avais dit du Claude Sarraute, tu aurais pu éventuellement être méfiante et sourcilleuse, mais Nathalie Sarraute, certainement pas. J'ai inévitablement repensé à elle en lisant ton billet et en voyant tout ce que chariait ce mot de "Toujours" que tu mets admirablement en scène!

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    3. Ouf me voilà rassurée GF !! et comme dirait Alter "tu verras quand tu auras mon âge", tu seras un meilleur metteur en scène que moi (ou convoyeur (de charrier ?? j'ai pas trouvé mieux) de sens ??)... Merci de ton indulgence.

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  6. Oui c'est exactement ça. Exactement ça que je ressens. Que nous ressentons. Je crois que ce qui est le plus touchant, on le ressent à deux. On va devenir très adorables, comme ces p'tits vieux qu'on croise parfois, qui se tiennent par la main, qui ne peuvent pas se lâcher. On a besoin de se toucher toujours, même si pour toujours c'est plus aussi précis qu'avant. On s'est tout pardonné, pour profiter à fond de ça...
    Profite me dit ma mère, j'écoute ma mère, elle a à peine vingt ans d'avance sur moi...
    Je vais chercher des kleenex...

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    1. Oui Lulu, c'est toujours plus rassurant de partager son ressenti. Et ce qui fait la force de ces amours longues et façonnées à l'épreuve du temps que j'évoque dans ce billet, ce qui le rend, comme tu le soulignes, touchantes, c'est ce compagnonnage dans la panique qui pourrait nous submerger à l'approche de l'épreuve finale. A deux, main dans la main, on se sent plus fort. Ecoute ta maman, que tu as la chance d'avoir près de toi !!
      Hi hi c'est vraiment le kleenex de rigueur ici aujourd'hui...

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  7. 37" toujours"c'est un très beau bouquet que vous êtes deux à mériter. J'ai lu ton billet, hier soir, juste avant de monter pour me coucher ,j’ai même versé quelques larmes ( avec l’âge je deviens très émotive J) il dit tout ce que je ressens ,de plus en plus ,et qui s 'inscrit en filigrane la fuite du temps qui devient, il ne faut pas nous le cacher, source d'inquiétude. Siu, aussi , est très juste dans son commentaire. Je me retrouve dans chacun de ses mots .Je suis, moi aussi, plus âgée , j'éprouve le même genre de sentiments: regrets de ce qui a passé trop vite,sentiment d'urgence devant...
    Profitez bien de votre bouquet de "toujours"....

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    1. Tu remarques, avec justesse Danielle, quelque chose qui frappe toujours quand j'écris ces billets gravés avec le coeur : les commentaires sont toujours fantastiques, pleins de chaleur, très pensés, très écrits, très sincères !! Ce genre de billet mériterait ensuite qu'on publie les commentaires mais les lecteurs le savent et souvent, comme toi, les lisent aussi !!
      Merci pour tes voeux

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  8. Quelques kleenex plus tard, je reviens à l'essentiel ! Joyeux Anniversaire les vieux amants !

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    1. Il nous fallut bien du talent pour être vieux en tachant d'être, un peu, adultes !!!

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  9. Quand on devient bon en calcul mental, c'est mauvais signe, à 20 ans on peut même s'embrouiller, on peut oublier des dizaines, on a le temps... Plus on avance vers la fin, plus la dizaine compte le double, pas possible de se tromper, on sait parfaitement où on en est est, alors il faut en profiter, tant qu'on a la santé, tant qu'on a de l'amour à donner, tant qu'on est heureux de recevoir, tant et tant de choses encore à réfléchir, à voir, à faire... Mais ne perdons pas de temps quand même, et bon anniversaire aux jeunes mariés.

    Gros baisers du jour...

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    1. J'aime bien cette idée selon laquelle, quand on est jeune, on ne sait pas compter !! on peut oublier les dizaines dis-tu... tout semble tellement IMPORTANT, primordial, surtout l'instant, et c'est heureux qu'il en soit ainsi. Seul vrai problème de la jeunesse c'est qu'on se sait pas combien elle est précieuse, et, c'est sans doute un autre avantage de l'âge, plus tard, on apprend la valeur du temps. A ne pas gaspiller, tu as raison ...

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    2. PS j'adore "Quand on devient bon en calcul mental, c'est mauvais signe"

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  10. Tiens, tu me fais penser que je lirais bien le dernier Paul Auster...
    "...ET NOUS FERONS DE CHAQUE JOUR
    TOUTE UNE ÉTERNITÉ D'AMOUR
    QUE NOUS VIVRONS A EN MOURIR..."
    Georges Moustaki
    Belle fin de semaine !

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    1. Le dernier Paul Auster est dans la PAL !! Quant à Moustaki, c'est une remarque de jeune, mais tellement vraie, nous pensions aussi ainsi à 20 ans, l'amour éternel était à notre portée. Puis il a fallu apprendre à le transformer en élan de vie, en quotidien, en petit pas qui succèdent à d'autres petits pas, une autre forme d'éternité qui vaut ce qu'elle vaut, pas vrai ??

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  11. Que ce billet me parle à moi aussi, Michelaise... Le 7 juin approche, date de mon anniversaire, et je vais encore me dire : "bon, tu as encore quelques années avant d'avoir 60 ans..." mais chaque année, je me le dis, et les 60 ans approchent inexorablement. Je crois qu'à partir d'un certain âge, le temps se met à défiler à toute allure, et cela nous effraie, nous avons tellement de choses à faire encore, à découvrir ! De plus nous arrivons à un âge où des personnes de notre âge disparaissent subitement, cela nous fait froid dans le dos. Aurons-nous le temps de faire vraiment tout ce qu'il nous reste à faire ? Par contre, il est vrai que depuis que je vais à des soirées méditation et pleine conscience, j'arrive un peu mieux à ne pas me projeter dans l'avenir, mais à apprécier le moment présent, les moments passés avec mes petits-fils, avec mes enfants. J'essaie d'être vraiment présente à 100% dans tout ce que je fais, car penser à plus tard peut être une perte de temps. Ton billet est vraiment très intéressant, les commentaires aussi. Merci Michelaise ! Bon week-end à toi.

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    1. Oui, les 60 approchent inexorablement et nous devons ne pas avoir froid dans le dos !! Sans penser à plus tard ! Car avoir quelques années avant d'avoir 50, puis 60 , puis ensuite 70, mazette, vaut mieux ne plus y penser Françoise !! Et savourer l'instant présent à sa juste valeur, celle qui lui donne toute sa saveur et qu'on a plaisir à le vivre. Allez tu as encore du temps jusqu'au 7 juin !!! Bon week-end à toi aussi Françoise

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  12. 37... tu as toujours la vie devant "vous" !!! je te rassure à mon âge qui compte un gros quelques années de plus que toi le toujours se conjugue au passé et le futur au conditionnel mais qu'importe on savoure le présent avec ses douceurs et ses pointes d'acidité mais sans amertume.
    Si Dieu le veut comme tu dis dans un an et 37 jours je lui confirmerai qu'après 50 ans l'amour rime bien avec toujours.

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    1. Ta présentation de la grammaire de la vie et de ses conjugaisons est très fine Robert, réaliste mais pas désespérante ! Ouah 50 ans quelle belle réussite Robert, et je sens que vous la fêterez dignement et amoureusement ! Nous y participerons par la pensée !! Ce sera, si Excel ne me trompe pas, le 22 avril 2014 !! A bon entendeur Salut !!!

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    2. Un brin de nostalgie... mais chez toi je pense que cela sera fugitif si je ne me trompe pas.
      Embelli ton billet par ces belles photos de l´estuaire dont on ne se lasse pas.

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    3. Tu as raison Alba, je suis dotée heureusement d'un tempérament optimiste, mais la nostalgie est bien là, incontournable !

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  13. Oui tu as raison ce grand A nous fera toujours rever et heureusement qu il est là;

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    1. Ah Mayalène, je sais combien ce discours est aussi le tien, à part que toi, tu aurais titré "Amour ??? Toujours !"... normal, tu es plus jeune que moi ...

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  14. Hummmmm la mique Salardaise de ma mémé de Bertric-Burée, j'ai la recette et je la fais au moins une fois dans l'année.
    Mais où suis-je moi? Je crois que je me suis trompé de billet.
    Ah oui l'amuuuuuuuur celui qui rime avec toujuuuuuuuurs.
    Quelle honte Mireille faire de l'humour sur un sujet aussi grave.
    "Faut-il pleurer, faut-il en rire".
    Comment faire Michelaise lorsque l'on rencontre l'amour sur le tard et qu'après 27 ans de vie commune le temps est de plus en plus court qu'il file encore plus vite, que son compagnon plus âgé laisse prévoir une vie commune plus courte ou que la maladie de la personne plus jeune laisse entrevoir une espérance commune au fil ténu.
    "Faut-il pleurer, faut-il en rire".
    Rien, il ne faut rien faire et, choisir cette philosophie de vie; " Prendre chaque jour comme un cadeau et le vivre comme si il était le dernier".
    L'amour toujours jusqu'au bout du bout et, avec optimisme .
    Merci pour ce joli billet.
    Bises et belle journée

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    1. Mireille c'est pas possible ta mémée de Bertric-Burée t'a laissé "sa" recette de mique !! Et tu en fais au moins une fois par an ?? mais je m'invite tout de suite chez toi ...
      Et avoir rencontré l'amour, fut-ce sur le tard, reste une aventure qui vaut la peine d'être vécue même si l'âge la rend fragile et laisser prévoir des heures difficiles; ne pas y penser sans pour autant sombrer dans l’inconscience, manier l'optimisme avec douceur pour ne pas prendre de claque, vivre l'instant présent avec intensité, je sens que c'est ainsi que tu vis les choses Mireille !!!

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  15. Le temps, c'est comme le sable... il file trop vite entre les doigts
    Le temps, c'est comme l'eau... il s'évapore dès qu'il fait chaud...
    On a beau essayer de le retenir... il n'en fait qu'à sa tête... le bougre...

    C'était mon instant... nostalgie !

    Biseeeeeeeeeeeeeeeeees de Christineeeeeeeeeeeee

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    1. Merci Christineeeeee de ton instant nostalgie ces quelques où le temps est, finalement, et quoiqu'on dise, un bon bougre !!!! Au nombre de eeeeeeeee je te sens sincère !!

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  16. ton billet est particulièrement intéressant mais je ne sais qu'en conclure, en ce qui me concerne!
    Je suis bien mieux dans mes pompes qu'à 14 ans (comme la vie me paraissait compliquée à l'époque où j'étais au collège!), mais je mentirais en disant que le temps qui passe m'est égal...d'ailleurs je ne fête jamais mon anniversaire. Et je pense qu'une chose terrible dans la vieillesse doit être de voir disparaître ceux que l'on aime.

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    1. Alors si tu n'aimes pas fêter ton anniversaire, c'est forcément que tu n'aimes pas trop voir le temps passer. Voir disparaitre ceux que l'on aime est terrible, d'autant qu'on s'enfonce alors dans la solitude, ce qui aggrave les effets de la vieillesse. Et se sentir diminuer intellectuellement (physiquement c'est, proportionnellement moins grave) c'est aussi terrifiant. Sans doute plus terrifiant vu de notre âge que quand on y est, car alors, on s'en rend moins compte. Bref, Blandine, il fait soleil aujourd'hui, parlons du printemps !!!!

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